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Philosophie et méthodologie du Kriya Yoga avec Sri Goswami Kriyananda: méditations, livres et cours en français pour atteindre la Kundalini.

Comment Retrouver le Joyau de la Conscience de Soi

Comment Retrouver le Joyau de la Conscience de Soi

“Il était une fois en un temps yogi un roi puissant, extrêmement riche et prospère si comblé qu’à son esprit s’imposa un pèlerinage à pied et jeun.

 Le premier jour, à trente huit degrés à l’ombre, la soif le prit. Il ne renonça pas à l’admiration de ses domestiques en y cédant et reprit sa marche. Le soleil fut au zénith. Au détour d’un virage, il aperçut enfin une étendue d’eau. Il y courut, en prit dans ses mains.

Dans sa hâte, le joyau de la couronne se détacha de son turban et tomba dans l’étang. Ces pierres précieuses, de grandes tailles et parfaites, représentaient une immense valeur. Le roi enjoignit à l’un de ses domestiques de plonger à sa recherche puis à un autre puis aux autres tandis qu’il se lamentait.

C’est alors qu’il aperçut un petit yogi qui descendait la route dans sa direction. Il le héla, avec l’espoir d’être aidé. Ce dernier le lui promit, à condition que les domestiques sortent de l’eau. Le roi s’exécuta à regret. Le yogi prit dans sa poche un petit livre que le roi crut être un livre de charmes. C’était en fait la Gita.

Le yogi le lut longuement devant son auditeur, vivement intéressé sinon fasciné au point que l’interruption de la lecture le surprit. A fortiori quand le yogi l’invita à récupérer, dans l’étang, le joyau, petite bosse boueuse dans l’eau, redevenue claire après l’agitation des domestiques dont témoignaient les empreintes de pas. Le soleil éclairait de nouveau les contours d’un fond où nageaient des poissons.

L’intérêt didactique de cette histoire est évident. Dans notre précipitation à étancher notre soif de désirs, nous perdons notre trésor le plus précieux, la conscience de soi, dans l’étang du mental. Nous y précipitons de plus en plus de domestiques (pensées, émotions, contrôle de soi) qui le dérangent en s’activant dans la boue.

Pour retrouver le joyau de la conscience de soi, il faut donc décanter les eaux du mental pour voir, avec le temps, non seulement dans l’étang mais aussi au-dessus, même si l’on regarde en bas.

“Assis tranquillement ne faisant rien, le printemps vient” commentent les moines Zen.

Nous devons nous mettre au diapason de la nature calme et apaisante pour éclaircir nos perceptions à tous les niveaux et remplacer la confusion par la clarté.

Yogis et mystiques ont toujours estimé l’éducation à juste valeur. Au delà de la mémorisation de données précieuses de l’éducation formelle, nous devons apprendre à penser et non à nous émouvoir, en gardant éteint ‘le bouton émotionnel’. Un mental apaisé à volonté permet d’entrer dans les franges extérieures du Samadhi et d’expanser l’horizon de conscience pour résoudre les problèmes de la vie.

Cet apaisement est un pré-requis à la méditation avancée.

— Goswami Kriyananda, Pratique Avancée de Méditation

La Genèse, Texte Mystique Juif de Tradition Orale

La Genèse, Texte Mystique Juif de Tradition Orale

Aujourd’hui, la plupart du monde croit en la réincarnation. La plupart du monde croit qu’ici la Terre n’est ni une damnation ni une punition. La raison pour laquelle, après tant de décennies, je décidai d’entrer dans La Bible et d’enseigner avec vous le mysticisme du mystique juif et du mystique chrétien, c’est, espérons-le, de corriger certaines idées très erronées.

Le but de la matérialisation de Dieu, le but de la descente dans la matière, le but d’avoir un corps physique n’est pas dû au fait d’avoir un mauvais karma comme le décidèrent certains théosophes et les transcendantalistes de Nouvelle-Angleterre. Selon les Mystiques juifs, les Kabbalistes et le Yogi, le but d’avoir un corps physique est un processus cosmique via lequel nous atteignons l’Illumination. L’Illumination est impossible sans une forme physique. Comment ?

En termes très simples, dans les premiers stades, la Nature ou la Vie existait à un niveau d’inconscience. Le niveau d’inconscience était pourtant ordonné. En d’autres termes, si Dieu plantait une graine de banane, la banane devenait une banane sans effort. Le pépin de raisin devient un raisin sans effort, la mandarine devient une mandarine sans effort, une vache devient une vache sans effort. Il y a, intégrés dans ces choses, les schémas dont “Dieu était responsable”.

De la même manière Adam et Eve décidèrent de s’éloigner d’une évolution naturelle qui n’avait pas vraiment de Conscience-de-soi dans une descente d’une forme appelée “Expulsion du Jardin” ou simplement de passer des royaumes astraux supérieurs vers les royaumes physiques où la Conscience, à cause de la résistance de la matière, nous induisit à penser et à devenir conscients-de-soi.

Et avec cette Conscience-de-soi, nous devenons maintenant responsables de passer à la troisième et dernière étape d’évolution appelée Conscience-de-soi Equilibrée.

Cette Externalisation Divine est un processus naturel via lequel l’évolution physique et mentale nous amène à notre Illumination spirituelle, yōḏ (י) hē (ה) wāw (ו) hē (ה), la Réalité totalement configurée, l’homme ignorant entièrement configuré.

Voilà ce dont il s’agit, la bataille ou le combat, un mouvement volontaire dans l’Esprit prenant forme et densité, et enfin une évolution d’énergies latentes ou de pouvoirs latents. Et c’est là que nous nous trouvons aujourd’hui. Nous ne sommes pas un produit achevé, cela signifie que quelque chose encore en suspens, incomplet, inachevé.

Ce qu’indique la Genèse, comme le Yogi, c’est qu’indépendamment de notre capacité à faire ou à ne pas faire quelque chose, nous pouvons accélérer cette capacité. Nous pouvons rester assis, vivre et passer un nombre infini d’incarnations, ultimement chaque âme humaine ayant atteint le stade de “Sang Rouge”, la forme humanoïde, la progéniture d’Adam, trouvera l’Illumination parce que c’est une orientation évolutive naturelle.

Selon le Mystique juif, le Kabbaliste, le Yogi, bien que ceci s’avère, le Chemin de l’Illumination du premier homme, de l’homme non-illuminé, est une longue route rocailleuse.

Et les Mystiques juifs essaient de nous faire comprendre que nous pouvons accélérer cette longue route rocailleuse pour nous engager sur un chemin lisse, une jungle agréable ou une région boisée agréable, et atteindre beaucoup de joie et de bonheur tout en cherchant notre Illumination.

Et dans un sens, c’est ma fonction. Je pense, comme la plupart des hommes ou tous les hommes, n’avoir en réalité peu de pouvoir de faire  quoi que ce soit. La Réalité, Dieu lui-même, le Schéma de l’Existence, la Vie elle-même vous ont tout donné. Et cette Illumination Ultime est vôtre, c’est quelque chose qui existe entre vous et la Réalité seule.

Comme tout professeur, tout ce que je puis faire, c’est essayer de vous inspirer, de vous réconforter, de veiller à ce que vous trouviez joie, harmonie et bonheur le long du Chemin, et que les “aies” deviennent minimes et la Nature et Dieu lui-même prennent le reste à ce point particulier.

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Goswami Kriyananda, in Regards d’un Mystique sur la Genèse

Les Glorieux Darshanas

Les Glorieux Darshanas

Le terme Darshana signifie “vision” ou “apparition” d’une déité ou d’une personne sainte ou d’un objet auspicieux aboutissant à une “bénédiction” dans le domaine du culte et “point de vue”, “système”, “doctrine’ en philosophie.

Les Darshanas sont les six écoles de philosophie de l’Inde Ancienne. Ces points de vue doctrinaux orthodoxes de l’hindouisme furent codifiés entre le 2ème et le 5eme siècle de notre ère et chacun d’eux expriment leur vision particulière de la réalité. Tous reconnaissent l’autorité suprême des Vedas.

Ces grands systèmes sont regroupés deux par deux par affinité :

1. Nyaya prône la logique, la dialectique, analyse les phénomènes scientifiquement par la connaissance valide et Vaishesika explique l’univers par la physique et une théorie atomiste des éléments constitutifs de l’univers.

2. Samkhya s’appuie sur les Upanishads pour délivrer une théorie dualiste de la connaissance de la structure de l’univers et celle du fonctionnement de l’esprit et Yoga est le Chemin qui mène l’homme à la Libération, Moksha, à l’union entre l’Atman et le brahman à la Réalité Suprême via une discipline psychosomatique, l’ascèse et techniques spirituelles.

3. Mimamsa est axé sur la connaissance des cérémonies, l’étude des textes sacrés et l’exécution de rituels de purification pour atteindre le salut, la Libération et Vedanta adopte le point de vue métaphysique, une théorie non-dualiste qui reconnaît Bhraman comme seule Réalité, le reste n’est que Maya, illusion.

Chacun de ces systémes philosophiques est analysé grâce à la littérature des grands sages, auteurs de sutras parlant des attributs de Brahman, des théories de la création, de la connaissance, de l’âme, de la conscience, des principes-racines de la matière, des Gunas, Maya, l’Illumination etc.

Kriyananda termine son exposé par une comparaison mettant en exergue le contraste des diverses vues Védantiques :

1. Le Monisme de Shankaracharya,
2. Le Monisme qualifié de Ramanujacharya,
3. Le Dualisme de Madhvacharya et
4. Le non-Dualisme de Vallabhacharya

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Apprenons à mourir consciemment !

Apprenons à mourir consciemment !

Comme le disent les Upanishads : ce qui est né mourra mais ce qui meurt renaîtra. Vous êtes immortels, pas vous le corps, pas vous le mental, pas vous la personnalité, mais vous l’état de conscience que vous êtes.

Cela s’appelle “Atma“, parfois “Purusha“, “Spirit” en Anglais, “Esprit” en Français. Le corps en Tibétain se nomme “Lu” qui veut dire “Ce qui est laissé derrière, ce qui est tombé”.

Vous habitez ce corps pendant une courte période de temps et à un certain point du futur ce corps-là mourra, mais vous n’êtes pas le corps, simplement vous laissez le corps derrière vous pour renaître dans un corps un peu meilleur.

En fait on pense souvent à la réincarnation comme le fait de revenir sur Terre mais on oublie que quand on quitte son corps physiquement, on va dans l’Astral. Le mot “astral” signifie simplement un plan de conscience plus subtil. Tout ce processus de Mort-Transition-Renaissance consiste à mourir consciemment.

“La dernière pensée d’une personne gouverne le futur destin de cette personne dans l’astral. Cette expérience astrale, et l’action et la réaction de la personne vis-à-vis d’elle, détermine la prochaine incarnation terrestre.

La dernière pensée qu’a une personne juste avant la mort du corps physique, est la somme de toutes les pensées pendant cette vie sur Terre.

Selon d’autres sages, la dernière pensée est un équilibrage de toutes les pensées négatives et positives d’une incarnation sur terre.

Selon d’autres sages encore, la pensée que maintient une personne envers ce lieu ou cette personne, l’âme y va : l’on pense au bien, au bien l’on va. On pense à la peur, à la peur l’on va. On pense à l’Inde, à l’Inde l’on va. On pense à son Ishta, à cet Ishta l’on va.

Tel est le pouvoir de la pensée sur les énergies astrales. Ce que vous pensez pendant votre vie terrestre sera ce que vous pensez à la mort du corps.

Dans la Bhagavad Gîta, le Seigneur Krishna dit, “Celui qui pense constamment à moi en concentration trouvera que je suis facilement atteignable…, par conséquent, à tout moment, médite sur moi, le Vasudeva suprême… et tu m’atteindras”.

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Regards d’un Mystique sur la Genèse

Regards d’un Mystique sur la Genèse

Bienvenue au tout nouvel Enseignement de Goswami Kriyananda, “Regards d’un Mystique sur la Genèse” !

“Mon intention en initiant cette série de Méditations est de prendre la position du Mystique et vous montrer ce que m’apprirent les Mystiques juifs et ce que m’apprit mon merveilleux Guru : La Parole de Dieu. Cette parole a du sens. Cette parole est significative. Elle peut être un peu déroutante au début. Je tacherai de rendre ceci aussi simplement que possible.

Le postulat de base est que toute Sainte Écriture, qu’elle soit hindoue, bouddhiste ou autre, est une parole inspirée d’un homme qui était seulement un homme mais qui était inspiré et capable de nous communiquer dans le langage des symboles ce message, “Comment trouver les Lois de la Vie pour que nous sachions comment vivre pour être accompli et comblé ?”

L’Ancien Testament, la Genèse, est une vérité hébraïque. L’Ancien Testament n’était pas seulement écrit en Hébreu mais dans toute une série de langues sémitiques apparentées, y compris l’Araméen et cette langue importante, la langue chaldéenne.

Jésus utilisait les allégories, les paraboles, les métaphores, le symbolisme et tout autre véhicule approprié pour ventiler la parole de Dieu. Parce qu’il fut élevé dans une tradition juive, les archives montrent que les prêtres furent impressionnés quand il leur parlait dans le Temple. Il n’inventa pas de nouvelle théologie. Il ne proposa pas de nouvelle façon d’enseigner. Il expansa simplement l’Enseignement hébraïque. Et nous avons des archives là montrant les paraboles, les symbolismes et autres, qui révèlent que cela faisait partie du processus.

Le Livre, les Écritures, toutes les religions dont nous pouvons parler concernent plus que tout autre chose des directions, des conseils qui m’aideront à devenir clair, plus clair et plus direct dans cette communication privilégiée.

Dans cette communication unique, l’objectif est la croissance, l’épanouissement spirituel, la maturité. En évoluant spirituellement, l’on peut naturellement faire ce que l’on fait grâce à la reconnaissance de qui et de ce que l’on est et de la relation entre soi et l’Univers.

Cette maturité s’accompagne d’aperçus plus approfondis sur la Vie et cette croissance prédétermine mon attitude envers la manière dont je réagis à mon monde physique.

C’est un face à face. Le Livre de la Genèse dit qu’il est possible de connaître Dieu, non pas symboliquement, mais de lèvres à lèvres, face à face. Avec ce schéma, nous commençons à comprendre la manière du monde et donc à faire ce que nous faisons, non à cause de menaces ou de damnation, mais par Conscience-Consciente-de-soi.

Quand on donna à Yoganandaji son titre honorifique Paramahamsa signifiant “L’Âme dans sa Dernière Partie du Voyage”, on lui demanda, “Quelle distance vous reste-t-il à parcourir maintenant que vous êtes à la dernière partie ?” Il mit ses mains en coupole devant ses yeux, scruta l’espace et dit, “Voyez-vous cette étoile la plus distante là-bas ? Allez bien au-delà d’elle, au-delà des étoiles les plus lointaines que vous pouvez voir, aux confins les plus éloignés de l’espace. C’est la distance qui me reste à parcourir”. Puis il tint son pouce et son index écartés d’environ un demi cm et dit, “C’est la distance d’où je viens !”

Avec lui comme avec la plupart d’entre nous, nous aimons penser l’inverse, que nous vînmes des confins de l’espace et n’avons plus qu’un centimètre à parcourir. C’est un problème.

Chaleureusement et respectueusement, nous sommes situés vraiment très bas sur le mât totémique. Très bas. Peu importe combien les plus grands et d’entre nous grandirent spirituellement, nous n’avons parcouru qu’un demi cm par rapport à la Totalité Galactique de la Création de Dieu.

Le Livre de la Genèse, comme toutes les Écritures, est un moyen de nous faire prendre conscience de ceci et nous fortifie vers les heures obscures de notre voyage d’ici à la fin des temps. “

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